Série verte, paysages verts de Bretagne, Normandie et Isère







Revers de La matière du temps : ici le paysage est net, présent, précis. Un vert qui n'a rien de luxuriant, celui du vent, du ciel bas et des saisons indécises.
Le vert, net et sans effet
Série verte prend le contre-pied des deux séries précédentes. Ici tout est net. Le paysage n'est ni étiré ni suspendu, il est regardé de face, avec la précision du moyen format. Le sujet n'est pas un lieu, c'est une couleur : le vert des herbes couchées par le vent, des champs plats, des prairies rases et des sous-bois.
Les images sont faites en Bretagne, en Normandie et en Isère. Trois territoires qui n'ont pas le même vert : celui de la côte est court, tondu par le sel et le vent ; celui des plaines est large et lourd sous un ciel bas ; celui de l'Isère monte, s'assombrit et se referme en forêt.
Ce que la série cherche
Rien de luxuriant, rien de spectaculaire. Un vert de ciel bas et de saison indécise, plus proche du gris que de l'émeraude. La série s'intéresse à ce que la couleur dit d'un lieu quand on retire tout le reste : ni monument, ni point de vue, ni figure.
L'épave échouée dans la vase, seul objet identifiable de l'ensemble, y tient sa place parce que la peinture verte de sa coque a vieilli comme l'herbe autour d'elle.
Comment les images sont faites
Au Hasselblad 907X avec le dos 50CFV II, en lumière naturelle. Pose courte, mise au point précise, aucun mouvement d'appareil. Le moyen format donne une définition suffisante pour que le détail des herbes tienne jusque dans les grands tirages.
Tirages et acquisition
Tirage unique sur le papier de chanvre de Jean-Pierre Gouy, format 25 × 32 cm, et fichiers numériques haute résolution disponibles séparément, avec livraison internationale.