Crosswalk, photographie de rue au format 2,4:1 à Paris

Passants aux parapluies devant une vitrine, rue de Paris sous la pluie
Crosswalk (Paris)
Passants aux parapluies devant une vitrine, rue de Paris sous la pluie
Foule sur un passage piéton, un homme en sweat gris à contresens
Piétons alignés au feu rouge devant une boutique, angle de rue parisien
Groupe de touristes traversant un pont parisien en plein soleil d'été
Passage piéton bondé, une famille sous un parasol, été à Paris
Piétons attendant devant Notre-Dame de Paris sous un ciel d'hiver
Rangée de piétons au bord du trottoir, l'une consulte son téléphone
Passants devant une vitrine ornée de guirlandes dorées, période des fêtes
Piétons alignés dans la lumière rasante d'hiver, longues ombres sur le trottoir
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Figer l'instant dans la rue pour révéler ce que les gens composent sans le savoir : des poses naturelles, des tableaux involontaires dans le flux. Le cadre 2,4:1 impose son horizon, la scène s'étire, respire, se lit de gauche à droite comme une image de cinéma.

Ce n'est pas la rue qu'on photographie. C'est ce qui s'y dépose.

Ce que la rue compose sans le savoir

Crosswalk est une série de rue faite à Paris, autour des passages piétons. Le point de départ est une observation simple : au feu rouge, un groupe de gens qui ne se connaissent pas se place, attend, se répartit, et forme pendant quelques secondes une composition que personne n'a voulue. Puis le feu passe au vert et tout se défait.

Chaque image cherche cette seconde-là. Personne ne pose, personne ne regarde l'appareil, et pourtant les corps s'organisent : un intervalle régulier entre deux silhouettes, une couleur qui répond à une autre à l'autre bout du cadre, quelqu'un qui traverse à contresens et casse la ligne.

Le format 2,4:1

Le cadre est celui du cinéma large. Ce n'est pas un recadrage décoratif, il change la lecture de l'image. Un cadre carré concentre l'attention au centre ; un cadre très allongé oblige l'œil à parcourir la scène de gauche à droite, comme un plan. Les personnages y deviennent des points dans une ligne, et l'espace entre eux devient un sujet à part entière.

Les images sont faites à hauteur de regard, à distance, sans flash. La série couvre les quatre saisons : la pluie sur l'asphalte en décembre, la lumière rasante de janvier qui allonge les ombres sur le trottoir, le plein soleil d'août sur un pont.

Tirages et acquisition

Tirages uniques sur le papier de chanvre de Jean-Pierre Gouy et fichiers numériques haute résolution, disponibles sur la boutique avec livraison internationale.